L'OM et le mirage du directeur sportif .

3 juillet 2016 - 09:32

La nouvelle est tombée hier samedi, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'est pas bonne. Une mauvaise nouvelle de plus, en somme, en cette intersaison insipide où l'on assiste à l'une des pires reprises de l'histoire récente du club. En effet, la rumeur de l'arrivée d'un directeur sportif de la trempe de Franco Baldini avait réveillé nos ardeurs de supporters en attente de signaux préalables à une vente réussie. Celui de l'arrivée de Baldini en était un.

Baldini ne viendra pas

Il faut dire que celui qui a accompagné les succès de Fabio Capello durant vingt ans en impose, comme l'explique au Phocéen le journaliste de Tuttosport Simone Rovera : "C'est quelqu'un qui sait contrôler ce qui se passe dans un club, qui a de la poigne et qui sait diriger. Le fait d'être l'homme de confiance d'un type aussi dur que Capello explique le dirigeant qu'il est. Il est bien plus qu'un directeur sportif, c'est trop restrictif pour lui. Il ne fait pas que du mercato, il contrôle le club, le vestiaire, c'est le niveau supérieur. C'est pour ça que je suis surpris de le voir cité pour aller à Marseille, compte tenu de la situation du club. Ça me semble étrange. A la limite comme consultant, pour donner des conseils, pourquoi pas. Mais là...". Bingo ! Le scepticisme de Rovera était fondé, et Baldini a donné sa réponse dans les colonnes de L'Equipe : "Je ne serai pas le directeur sportif de l'OM. On m'a juste demandé quelques conseils en raison de mes bonnes relations avec les dirigeants du club, Vincent Labrune et Margarita Louis Dreyfus. C'est tout, honnêtement, je ne peux pas vous en dire plus". Le mirage est passé, et l'OM se retrouve une nouvelle fois le bec dans l'eau, alors que l'on pouvait imaginer Baldini comme le premier étage de la fusée d'une reprise fracassante et salutaire.

L'art du recrutement

Pourtant, si l'on fait abstraction de la vente, un directeur sportif est sûrement ce qui manque le plus à l'OM depuis des années, et encore plus en ce moment. L'art du recrutement ne s'improvise pas, hormis sur console vidéo, et les Olympiens donnent régulièrement l'impression de partir dans tous les sens sauf le bon. En atteste la saison dernière avec un empilement de latéraux, alors que l'effectif ne comptait qu'un seul attaquant de pointe. On peut également parler de l'accumulation de prêts improbables alors que les jeunes du centre de formation disparaissaient des feuilles de match, ou enfin du recrutement d'un Doria que l'entraîneur ne voulait pas, des joueurs en fin de contrats... bref, du grand n'importe quoi.

L'AS Monaco a su multiplier les jolis coups tout en restant très compétitif ces dernières saisons sous la houlette du directeur sportif portugais Luis Campos. Un Campos qui vient de quitter la principauté pour laisser sa place à une autre pointure, l'Espagnol de Villareal Antonio Cordon, grand dénicheur de talents à l'image de son compatriote Monchi à Séville. Une prise de guerre qui nous laisse rêveurs et un peu jaloux. En attendant, pendant que Vincent Labrune joue les VRP, c'est Jean-Philippe Durand qui semble s'occuper du recrutement, avec les moyens que l'on sait. Le mirage Baldini est passé, retour à la réalité... .

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