Quel capitaine pour l'OM ? .

2 juillet 2016 - 12:10

Avec le départ de Steve Mandanda, l'OM est confronté à un problème que le club n'avait plus connu depuis six ans : qui sera le nouveau capitaine ? La question peut paraître légère, loin des préoccupations premières qui entourent actuellement le club. Mais ce bout de tissu autour du biceps n'est pas qu'un gadget, il suffit de voir les conséquences de la dernière passation de pouvoir. Mamadou Niang, le capitaine des champions de France, quitte Marseille à la mi-août. Pour le remplacer, Didier Deschamps espère secrètement que Lucho, son maître à jouer, soit l'élu. Mais non, ça sera Steve Mandanda, le gardien de but, connu alors pour sa timidité. "Deschamps voulait que je devienne capitaine. J’avais peur que cela plombe l’ambiance, alors j’ai demandé que l’on organise des élections. Deschamps a accepté, parce que je lui ai dit qu’un capitaine se devait de parler avec les autres. Or, moi, je parlais mal le français. Au final, je n’ai pas eu le brassard. C’était peut-être mieux pour le groupe…" expliquait Lucho Gonzalez en 2013, ne niant pas que cela avait contribué à lui donner envie de partir, un an seulement après son arrivée. Alors, qui pour succéder à Mandanda ? En cherchant bien (mais alors, vraiment bien), cinq possibilités s'offrent à l'OM. 

Yohann Pelé 

Un gardien, encore. Une hérésie pour beaucoup d'observateurs, qui estiment que le capitaine doit être au centre du jeu. Mais Pelé est aussi un trentenaire passé par bien des galères dans sa carrière, un homme mûr capable de canaliser la fougue des jeunes éléments du club en leur inculquant un peu d'humilité. 

Rolando

S'il ne s'est pas toujours montré à son avantage sur le terrain, Rolando a toujours assumé son statut à l'OM. Il parle énormément, cherche toujours à replacer ses partenaires, n'hésites pas à râler en plein match contre ses coéquipiers s'ils les voient se planquer alors que l'équipe est en difficulté. Le Portugais n'a également jamais eu peur d'aller défendre ses camarades quitte à prendre pour lui certaines défaites. 

Romain Alessandrini 

C'est le Marseillais de l'effectif. Le nommer capitaine serait donc un symbole, surtout si le numéro 11, qui vient de traverser une saison très difficile, réussit à renverser la vapeur à force d'abnégation. Reste à savoir s'il a les qualités humaines pour fédérer le groupe, lui qui a parfois eu un comportement discutable, comme lorsqu'il se fait expulser à Bastia, laissant ses coéquipiers en infériorité numérique pour soulager sa frustration. 

Lassana Diarra

Numéro six, probablement l'élément qui a le plus de ballon dans l'équipe et d'un naturel bienveillant avec les jeunes éléments. Diarra insiste par exemple pour aller face à la presse les soirs de grosses défaites pour laisser les autres membres de l'effectif loin des micros et des caméras. Son professionnalisme, comme lorsqu'il s'inflige des séances supplémentaires pour revenir au top, est le meilleur exemple à donner au reste du groupe. Oui, mais ça, c'était avant. Avant ses déclarations en fin de saison, avant que l'on apprenne qu'il a même demandé à ses entraîneurs de ne pas titulariser Zambo. Sera-t-il de toute façon encore là en début de saison alors qu'il se considère comme libre ? 

Baptiste Aloé 

Ca serait une sacrée surprise. Mais après tout, il y a des footballeurs qui n'attendent pas pour prendre le brassard. C'était le cas de Laurent Blanc à Montpellier, de Didier Deschamps à Nantes ou encore de Mamadou Sakho à Paris, capitaine à tout juste 18 ans. Pourquoi pas Baptiste Aloé, le produit du centre de formation, toujours loué pour sa mentalité dans ses jeunes années et toujours capitaine dans toutes les catégories de jeunes de l'OM. Mais cela voudrait aussi dire qu'il part comme titulaire. .

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