Quelle défense sans Nkoulou ? .

27 février 2016 - 09:03

Coupable contre Saint-Etienne d'un tacle violent sur Vincent Pajot, Nicolas Nkoulou a été expulsé sur le champ par l'arbitre de la rencontre. Jeudi soir, alors qu'il sortait du terrain après l'élimination des Olympiens à San Mamés, le défenseur camerounais apprenait que la commission de discipline de la Ligue avait statué sur son cas : trois matchs de suspension, dont un avec sursis. Il faudra donc faire sans lui pour les matchs à Ajaccio et à Caen en coupe de France contre Granville. Si tout va bien, il pourra faire son retour le 6 mars pour la réception de Toulouse. Pilier de l'OM juste quelques semaines après son arrivée en 2011, Nicolas Nkoulou est toujours autant indispensable à l'OM. Cette saison, il a loupé deux matchs en championnat, les réceptions de Caen et Nice. Deux défaites 1-0. Dans les deux cas, c'est la même charnière qui avait été alignée en son absence : Karim Rekik et Stéphane Sparagna. 

Rekik-Rolando ?

Depuis plusieurs mois, ils ont pourtant été supplantés dans la hiérarchie par un autre élément, Rolando. Le colosse portugais a su faire apprécier sa science du duel dans la charnière mais aussi son tempérament, lui qui s'affirme de plus en plus comme un cadre en n'hésitant pas à montrer du doigt ce qui ne va pas dans l'effectif. La logique voudrait donc qu'il soit associé à celui qui a remplacé Nkoulou au pied levé. Ou plutôt dix minutes plus tard car dans un premier temps, Michel avait décidé de laisser son équipe en place, demandant juste à Alaixys Romao de descendre d'un cran en défense centrale. Mais c'était visiblement pour laisser le temps à Karim Rekik de se chauffer et de bien entrer dans son match. Inamovible remplaçant ces dernières semaines alors qu'il avait été payé plus de 5 millions d'euros cet été, le défenseur hollandais n'a rien laissé transparaître, que ce soit en fin de match à Saint-Etienne, à Bilbao, ou encore en conférence de presse ce vendredi. Il était prêt à rentrer, il a fait le job du mieux possible, point. En Europa League, il a peut-être livré un de ses meilleurs matchs. C'est aussi l'avis de Michel. Pas toujours tendre avec lui, alors qu'il lui avait par exemple balancé qu'il pouvait s'estimer heureux d'être déjà dans le groupe en début de saison, le technicien espagnol l'a adoubé publiquement, toujours en conférence de presse, en assurant qu'il avait gagné sa place désormais. C'est probablement pour lui donner du rythme que Michel l'a aligné en milieu de semaine. C'est donc un ticket Rolando-Rekik qui sera composté à Mezzavia ? Pas si sûr. 

La renaissance de Sparagna ?

Car si le duo est physique, il ne peut masquer un déficit de vitesse. Cela s'est constaté en fin de match contre Saint-Etienne, où d'une situation offensive sur corner, les Olympiens se sont fait contrer par seulement deux joueurs, Hamouma et Monnet-Paquet, Lassana Diarra constatant un peu tard qu'il évoluait sans filet pour les stopper. Auparavant, les deux hommes ont été alignés deux fois ensemble. Si cela s'est bien passé au début du mois à Bordeaux contre Trélissac (0-2), cela avait été beaucoup plus compliqué face à Liberec en début de saison (0-1). Problème, les deux prochains matchs offrent aux Marseillais le même type de rencontre. Des matchs au couteau face à des joueurs moins forts sur le papier qui misent tout sur leur abnégation, et donc leur vivacité, pour déjouer les pronostics. Il y a donc une autre solution, celle de redonner sa chance à Stéphane Sparagna. Lorsqu'il a été aligné cette saison, le produit du centre de formation a souvent connu des parties difficiles (Caen et Nice en championnat où il avait la lourde tâche de remplacer Nkoulou, Braga en coupe d'Europe où il est fautif sur un but, Bourg-en-bresse en coupe de la Ligue où il provoque deux penalties). Mais il a fait preuve d'une belle force de caractère pour rebondir. Il y a une semaine, c'est à son initiative qu'il est redescendu en CFA pour prendre du temps de jeu, ce qui n'arrive quasiment jamais à l'OM. La réserve s'est imposé 2-0 sans trembler contre Tarbes avec un Sparagna patron de défense, alors qu'il était associé à une promesse phocéenne, Boubacar Kamara, surclassé et seulement âgé de 16ans. Suffisant pour revenir dans la course pour dimanche ? .

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